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La rigueur mais pas pour tous !

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jeudi 23 février 2012 / 01h17

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La rigueur mais pas pour tous !

publié le 11 novembre 2011 à 10h41 / écrit par Véronique LOPEZ , Diverses Cités / lu 72 fois / commenté 0 fois



Augmentation de la TVA, gel des dépenses de l'État, diminution des prestations sociales, avancée d'un an du passage à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite... Le plan annoncé par François Fillon est une véritable provocation sociale.

Après la Grèce, bientôt l'Espagne, la France est dans le collimateur des agences de notation. Pour le citoyens, ce plan tout ce qu'il y a de plus libérale est une accélération fracassante et catastrophique dans l'austérité généralisée. La saignée sociale n'assainira pas les finances publiques mais tuera le malade. Au terme de cette politique il n'y aura pas de déficit zéro en 2016, mais bien tout à la fois une catastrophe sociale, une catastrophe économique et une catastrophe pour les finances publiques. Le Premier ministre François Fillon vient en fait de confirmer aux institutions financières la soumission du gouvernement français aux plans d'ajustement structurels, qu'avec la BCE, la Commission européenne et le FMI, les marchés imposent à tous les peuples d'Europe, un par un et en les dressant les uns contre les autres.

Une nouvelle guerre qui ne dit pas son nom

Le gouvernement annonce à tous que le plan de rigueur 2012 sera le plus sévère depuis les mesures drastiques mises en place en place en 1945 dans l'immédiate après-guerre. A mots couverts faut-il comprendre que nos propres dirigeants ont déclarés la guerre capitaliste à leurs concitoyens ? Faut-il aussi rappeler au Premier ministre Fillon qu'en 1945, c'est la mise en œuvre du programme du Conseil national de la résistance (CNR) fondée sur une politique de progrès social et de solidarité qui a reconstruit le pays.

Imaginer d'autres mesures

Reprendre le contrôle public des institutions financières et bancaires, taxer réellement les revenus du capital et la spéculation financière sont aujourd'hui des préalables pour qui veut sortir le pays et l'Europe de la crise. Une vraie politique de sortie de crise s'appuie sur la réévaluation des salaires, le rétablissement du droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous et la relance de l'investissement public. Ce n'est pas au programme de Nicolas Sarkozy et ses sbires ! Cette clique ne travaille que pour ses amis. Détail rélévateur : l'industrie du luxe ayant protesté contre une surtaxe proposée sur les nuitées des palaces, la mesure va vite être retirée. Le cynisme de ces grands patrons de la futilité ne connait pas de limite. Ils préconisent que si surtaxe il doit y avoir, elle doit s'appliquer à tous : aux cinq étoiles aux vendeurs de fast-food. Pas de doute, Sarkozy est plus copain avec Bernard Arnault qu'avec Ronald Mac Donald's !

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