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Etudiants, mal aux dents (et pas seulement !)

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mardi 29 mai 2012 / 03h46

sur le vif

Etudiants, mal aux dents (et pas seulement !)

publié le 26 mai 2011 à 11h58 / écrit par Véronique LOPEZ , Diverses Cités / lu 176 fois / commenté 0 fois



Le journal gratuit 20 minutes a pu se procurer en exclusivité le dernier rapport de la Mutuelle des étudiants. Cette troisième enquête nationale démontre clairement que l’accès aux soins des étudiants en France recule.

Un tel constat n’est pas étonnant lorsque l’on sait que la grande majorité des étudiants doit vivre avec moins de 400 euros par mois. Quand les besoins essentiels que sont la nourriture, le logement, le transport ne peuvent même pas être assuré correctement, les soins médicaux passent alors pour un luxe.

Quelques chiffres pour l’année 2011 : - 34 % des étudiants ont renoncé à une consultation médicale - 20 % à un traitement pour des raisons financières.

« La situation s'aggrave car en 2005, ils étaient 24 % à renoncer à aller chez le médecin », note Gabriel Szeftel, président de la LMDE.

De la misère en milieu étudiant

Selon l’enquête, 19 % des étudiants n'ont pas pu adhérer à une mutuelle en 2011, contre 13% en 2005. Et c’est un cercle vicieux. Non adhérent à une mutuelle, ils sont moins bien remboursés lorsqu’ils doivent faire appel à un médecin. « Moins d'un euro sur deux dépensé pour leur santé leur est remboursé (par l’Assurance maladie) », constate Gabriel Szeftel. Un problème encore plus grave dans les grandes villes universitaires où les jeunes ont du mal à trouver des médecins ne pratiquant pas les dépassements d'honoraires.

« Il faut un véritable plan de santé pour les étudiants »

Face à cette situation, la LMDE lance un cri d'alarme : «Il y a urgence à élaborer un véritable plan santé des étudiants », s'exclame encore Gabriel Szeftel. La LMDE réclame notamment l'instauration d'un chèque santé annuel de 200 euros pour permettre aux jeunes de souscrire une complémentaire santé, ainsi que la création de maisons de santé dans chaque ville universitaire, sans dépassements d'honoraires et pratiquant le tiers payant systématiquement.

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