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Promenons-nous dans nos villes !

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mardi 29 mai 2012 / 03h45

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Promenons-nous dans nos villes !

publié le 30 janvier 2012 à 17h00 / écrit par Véronique LOPEZ , Diverses Cités / lu 74 fois / commenté 0 fois



De février à mai 2012, toute une série de balades urbaines est organisée en Seine-Saint-Denis, par l'association Toit & Moi à l'occasion du centenaire du logement social.

Ces balades urbaines sont l'occasion de découvrir l'ensemble des villes du territoire sous un autre angle et de saisir les enjeux architecturaux, historiques, économiques et politiques qui ont dessiné, du XIXe siècle à nos jours, le tissu urbain de nos banlieues.

Le logement social de l'Ouest de Plaine Commune

A la découverte de quelques sites emblématiques de l'histoire du logement social situé à l'Ouest du territoire communautaire et répartis sur les villes de Saint-Denis, Saint-Ouen, Epinay-sur-Seine et Villetaneuse. La diversité des sites, des époques, des matériaux, du bâti architectural permet de retracer plusieurs moments de l'histoire du logement social : les années 1930 à Saint-Ouen, rue Claude Monet dont l'habitat en briques est caractéristique des HBM (Habitation bon marché, ancêtre des HLM), le début du XXe siècle à Epinay (avec la coopérative Chacun chez soi, puis la Cité-Jardin Blumenthal), la fin du XXe avec le Vieux Pays de Jean Renaudie à Villetaneuse ainsi que les réalisations de Jean-Maur Lyonnet et de Renée Gailhoustet, auteure de La Maladrerie à Aubervilliers. Samedi 18 février 2012 - réservation obligatoire

À la rencontre d'André Lurçat, les cités Langevin, Fabien, Delaune et Eluard à Saint-Denis

A la fin de la seconde guerre mondiale, l'architecte urbaniste André Lurçat se voit confier deux grands chantiers : la reconstruction de la ville de Maubeuge (Nord) et la rénovation de la ville de Saint-Denis. Bastion ouvrier de la "banlieue rouge", Saint-Denis devient aux commandes de ce pionner de l'architecture moderne, le fer de lance de la politique urbaine du parti Communiste, qui s'engage à lutter activement contre le mal logement. Construites entre 1946 et 1968 les cités Langevin, Fabien, Delaune (labelisées Patrimoine XXe en 2008) et Éluard, appréhendent la question sociale tout en défendant les principes architecturaux modernes. Malgré l'inachèvement de certains programmes, ces cités répondent, mieux qu'aucune autre dans la ville, au "classicisme moderne" développé par l'architecte après-guerre et assimilé par une partie de la critique à un "réalisme socialiste" à la française. Les samedis 25 février & 17 mars 2012 - réservation obligatoire

La Cité-Jardin de Stains

Calquée sur l'exemple londonien, la Cité-Jardin de Stains voit le jour entre 1921 et 1933. Pour la première fois le logement social - à l'instar de réalisations architecturales plus prestigieuses - va bénéficier d'un concours d'architecte pour sa réalisation dont les lauréats sont Eugène Gonnot et Georges Albenque. Les conceptions hygiénistes de l'époque et la volonté affirmée de "mettre la ville à la campagne" sont censées apporter confort et bien-être aux ouvriers des usines environnantes. Basée sur 25 hectares de l'ancien parc du château de Stains, la Cité-Jardin accueille 1 600 logements dont 472 pavillons avec jardin. Des lopins de terre rassemblées en îlots assurent une production vivrière aux locataires des immeubles et sont un véritable poumon vert dans la ville. Après 80 ans de bons et loyaux services, la Cité-Jardin de Stains connaît sa première réhabilitation urbaine en 2006, coréalisée par l'OPHLM de Seine-Saint-Denis et Plaine Commune. Les samedis 3 mars, 24 mars, 21 avril & 12 mai 2012 - réservation obligatoire

100 ans de logement social à Saint-Denis

Déambulation à travers la ville pour découvrir trois grandes périodes de production du logement social : la fin du XIXe siècle, les Trente glorieuses et la fin du XXe siècle. Le Foyer, L'Union, L'Amitié, Au coin du feu... les premiers logements sociaux portent de jolis noms et sont le fait de patrons "sociaux" mais aussi de coopératives ouvrières. Faut-il bâtir des casernes ouvrières ou favoriser l'habitat individuel pour "tenir" l'ouvrier loin des cafés et des syndicats ? A défaut de trancher, maisons individuelles et immeubles collectifs se côtoient. Autres temps, autres architectures, les cités Langenvin et Péri-Bonnevide d'André Lurçat témoignent de la densification du tissu urbain dans les années 1960. L'épopée des grands ensembles commence... Les années 1980 se veulent en rupture et proposent un renouvellement du logement social. L'heure est à l'affirmation du statut social du logement dans la ville comme l'évidence d'une politique municipale. Avec la ZAC Basilique, l'habitat social s'affiche clairement jouxtant ce patrimoine religieux de renommée mondiale. Les samedis 10 mars & 24 mars 2012 - réservation obligatoire

La Maladrerie à Aubervilliers

Sur le site d'une ancienne léproserie datant du Moyen-Âge, la cité La Maladrerie émerge des cendres d'un habitat vétuste et insalubre. S'étendant sur une dizaine d'hectares, le programme piloté par Renée Gailhoustet, - et associant cinq autres architectes - débute en 1975 pour s'achever en 1989. Construite en réaction aux cités dortoirs, La Maladrerie tente de remettre l'habitant au coeur du projet architectural : l'offre de logements variés (duplex, triplex, maisons individuelles) relève les normes du logement social et les formes architecturales comme la composition des espaces publics sont diversifiées. Intégrée au tissu urbain environnant, la cité renoue ainsi avec les valeurs des villes anciennes en mêlant environnement paysager et cheminement piétonnier. Sur cinq kilomètres (dont la moitié est abritée), un parcours piéton permet de retrouver le plaisir de marcher pour vaquer à ses occupations ou avoir "quartier libre" dans la ville. Samedi 31 mars 2012 - réservation obligatoire

Retour sur le logement ouvrier à la Plaine Saint-Denis

En pleine mutation, le quartier de La Plaine se souvient de son passé ouvrier grâce aux méandres des ruelles de la "Petite Espagne" (marquée au début du XXe siècle par l'auto-construction des ouvriers espagnols immigrés) et de son centre culturel El hogar. A deux pas de la station RER B Stade de France, La Ruche est le premier ensemble francilien d'habitation à bon marché. Construit par l'architecte Georges Guyon, l'un des premiers à penser le logement social digne, l'ensemble architectural La Ruche est encadré par la loi Siegfried créant le financement public du logement social mais relevant de l'initiative privée. Après La Ruche, trois autres ensembles seront élaborés par Guyon pour la Société anonyme des habitations économiques de Saint-Denis dont les noms Le Foyer, L'Amitié, L'Union, témoignent des idéaux et des projets humanistes qui animaient le maître d'ouvrage. Samedi 14 avril 2012 - réservation obligatoire

Le secteur Sud des 4000 de la Courneuve

La construction de la cité des 4 000 à La Courneuve débute à la fin des années cinquante. La recherche architecturale n'est pas la priorité. Il s'agit avant tout de faire baisser les coûts. La standardisation des logements le permet tout en offrant aux premiers locataires tout le confort moderne. Très vite pourtant, on dénonce les "cages à lapin" dont les 4 000 deviennent le symbole. En 1984, l'office HLM de la ville de Paris en cède la gestion à la ville de La Courneuve. Commence alors d'importants travaux de réhabilitation. En 1986, la démolition de la barre Debussy témoigne de la mise en oeuvre d'une nouvelle politique de la ville. Désenclaver, ouvrir les 4000 sur la ville et les transports sont les leitmotivs des nouveaux programmes comme celui de la Tour des Clos, un ensemble de 82 logements sociaux labellisés HQE et livrés en 2007 par Emmanuelle Colboc. Bâti sur la parcelle où s'élevait jusqu'en 2000 la barre Renoir, il permet désormais une liaison avec la ville voisine de Saint-Denis. Samedi 5 mai 2012 - réservation obligatoire

Le logement social de l'Est de Plaine Commune

À la découverte de quelques sites emblématiques de l'histoire du logement social situés à l'Est du territoire communautaire et répartis sur les villes de Pantin, Aubervilliers, La Courneuve, Saint-Denis, Stains et Pierrefitte-sur-Seine. Du quartier des Courtillières à Pantin aux 800 d'Aubervilliers en passant par les 4 000 à La Courneuve, l'îlot Carnot à Stains ou les Basses-Terres réalisées par l'architecte Jean Dubuisson à Pierrefitte, la diversité des sites, des matériaux, du bâti architectural permet de retracer une histoire du logement social de l'immédiate après-guerre jusqu'à nos jours. Les arrêts sur site offrent la possibilité de constater de visu la réalisation de ces grands ensembles post-1945 mais aussi de découvrir comment ces symboles de la modernité ont été transmis, interprétés et critiqués par les architectes des générations suivantes. Samedi 19 mai 2012 - réservation obligatoire

INFORMATIONS PRATIQUES

Réservations : - Office du tourisme Saint-Denis Plaine Commune 01 55 87 08 70 infos@saint-denis-tourisme.com www.saint-denis-tourisme.com ou - Comité départemental du tourisme 01 49 15 98 98 info@tourisme93.com www.tourisme93.com

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