Les inspections du travail de Saint-Denis et de Montreuil sont en danger
publié le 06 juin 2011 à 10h43 / écrit par Véronique LOPEZ , Diverses Cités / lu 247 fois / commenté 0 fois
Deux sites de l'Inspection du Travail (Saint-Denis et Montreuil) sont en danger. La Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et Emploi a décidé de leur fermeture et de rapatrier l'ensemble des structures à Bobigny.
Ce regroupement s'inscrit dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) véritable cure d’austérité imposée aux services de l’Etat. La décision de fermer les sites dionysien et montreuillois a été prise sans étude préalable en termes d’impact sur les usagers, ni concertation avec les agents.
Moins de proximité = salariés en danger
Depuis prés de 20 ans, ces sites décentralisés accueillent les salariés de ces secteurs pour délivrer des renseignements, les informer de leurs droits, recevoir leurs plaintes. C’est là que sont installés les agents contrôlant les conditions de travail et le respect du Code du Travail dans les entreprises. Or, la proximité est un élément essentiel pour l’accès au service public. Au plus près des travailleurs, l’Inspection du Travail peut intervenir plus efficacement sur les lieux de travail, dans les entreprises et les chantiers du secteur. La présence de l’Inspection du Travail est d’autant plus justifiée que ces secteurs connaissent actuellement une transformation et un fort développement économique (chantiers de rénovation urbaine, construction de tramways, arrivée de nouvelles entreprises, etc...).
Une pétition pour sauver les deux sites
Premières victimes de ces fermetures programmées : les usagers, c'est-à-dire l'ensemble des salariés des secteurs qui auront plus difficilement accès au service public de l’Inspection du Travail. Des exemples existent, à Paris notamment, où l’on constate que des regroupements de ce type ont entraîné une baisse des visites du public. Les victimes en seront aussi les agents des services, qui se voient imposer cette décision sans qu’on se soucie de leurs conditions de travail, de l’augmentation de leur temps de transport. Lundi 6 juin, une délégation syndicale de la CGT exigera d'être reçue pour, entre autre, déposer une première série de pétitions au directeur de la Direction du travail de Bobigny.
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